Marie Derville, photographe du Sport

L’observation, le timing, et la précision: voici les points communs que les sportifs et Marie Derville partagent. En extérieur, comme dans les gymnases, sa présence en bord des terrains garantit des photographies de grandes qualités. Marie nous exprime sa vision de son métier.

 

Bonjour Marie, peux-tu te présenter s’il-te-plait ? 

Photographe et journaliste le terrain m’anime. Pelouses, parquets, stades, circuits ces terrains deviennent les miens. Tout comme les sportifs, je suis toujours en action et concentrée pour capturer l’action que je désire. A la recherche du meilleur angle et à l’affût, je vis l’événement à travers mon appareil photo avec un oeil sur le match et l’autre dans le viseur. Mon objectif est de montrer ce que les gens ne voient pas et capter l’instant propice, celui qui ne dure que quelques secondes pour qu’il soit marqué dans le temps. Vous l’aurez compris, mon métier est une passion. En tant qu’auto-entrepreneur, j’ai une certaine liberté dans mes reportages et mes articles. 

 
Comment es-tu devenue photographe ?

L’envie de devenir photographe m’est venue d’abord grâce au livre Animal de Steve Bloom alors que j’avais 14 ans. Être photographe animalier était ma première idée, puis, mes centres d’intérêts évoluant avec les années je me suis dirigée vers le sport. Photographe sportif? Oui, cela me paraissait plus me correspondre. Aimant faire du sport et le regarder, j’étais déjà attirée par les photographies du journal L’Equipe. C’est donc naturellement qu’après mon bac, j’ai intégré une école de Photographie suivie d’une école de journalisme pour allier les photos aux mots. Mon aventure a continué sur ce chemin que j’ai choisi lorsque je me suis installée en tant qu’auto-entrepreneur.

 
Tu es souvent en bord de terrain, appareil à la main : pourquoi le choix des photographies sportives ?

J’aime toutes sortes d’événements mais il est vrai que la photographie sportive me donne cette sensation d’être dans l’action. Il faut suivre le match, anticiper les actions des sportifs, avoir une longueur d’avance et repérer tout de suite le meilleur endroit où se placer pour avoir LA photo. Celle qui résumera le match, l’instant décisif. Celle qui marquera les esprits. Ce que j’aime aussi, c’est de se remettre en question pour ne pas tomber dans la facilité en faisant toujours les mêmes prises de vues soit en prenant les mêmes joueurs ou en ayant le même angle. Il faut observer rapidement, pour ne pas louper le moment important. Le temps est limité durant un match, il faut donc se dépêcher tout en prenant son temps.

Marie Derville & Siraba Dembélé
Marie Derville & Siraba Dembélé, joueuse de handball professionnelle au Toulon St Cyr Var Handball

Dans mon travail, les photos ont une composition et un message.

Combien de sports as-tu capturés ? Quelles sont tes difficultés ?

J’ai couvert des sports divers et variés, je peux vous en faire une liste mais j’en oublierai sans doute. L’important ce n’est pas la multitude d’évènements sportifs, c’est plus la manière dont on les aborde. Des photographes peuvent très bien se spécialiser dans un sport. Dans mon cas, la diversité c’est ce que j’aime dans ce métier. Le fait de découvrir un sport, d’apprendre les règles, de comprendre les enjeux. Cela me permet de le décortiquer et de le retranscrire au mieux en photo, c’est peut-être ça la difficulté. Après, si l’on parle technique, évidemment qu’il y a des difficultés d’un sport à l’autre. Mais je m’adapte. Plus je vais sur un même évènement sportif, meilleures sont mes photos.   

J’ai par exemple photographié du hockey sur glace, du basket féminin et masculin, du handball féminin et masculin, du football, une course Monaco Eprix, les concours hippiques, des courses à pieds. Moins communs, des championnats de pétanques ou de Mölky, des meetings aériens – les pilotes sont de vrais sportifs – ou encore des concours canins.

 

Qu’est-ce qu’une bonne photo sportive ?

Question compliquée. Pour moi, “une bonne photo” est subjective. D’une personne à l’autre la photo peut être bonne ou mauvaise. Mais je sais qu’une photo est “bonne” quand j’ai le résultat que je m’étais imaginé. Par exemple, lorsque je sais que je viens de shooter l’action que je souhaitais je me dis que c’est la bonne. Bien-sûr, cela ne fait pas tout une photo correcte passe avant tout par la technique. La technique est très importante pour avoir la base d’une “bonne photo”, après c’est le regard du photographe et dans mon cas, le message que je veux faire passer. Dans mon travail, les photos ont une composition et un message.
Cette phrase du photo-reporter Robert Capa peut très bien résumer la question. Elle me guide aussi : “ Si vos propres photos vous déçoivent, c’est que vous êtes trop loin”.

 
As-tu une préférence entre une photo sportive extérieure ou Indoor ?

J’avoue que je préfère les photos sportives en extérieur pour la lumière naturelle. Dans les salles, l’éclairage n’est pas souvent correct. Mais encore une fois, il faut s’adapter. Mis à part cet inconvénient, ce que j’aime dans les salles c’est d’être emportée par l’ambiance. Cela prend une petite part dans le choix des photos sportives. Un public faisant la fête est toujours plus agréable qu’un public passif durant les matches.

 
Enseignes-tu la photographie ?

Oui, je réalise un atelier photo dans un établissement scolaire. Les élèves – de la 6e à la Terminale – se sont inscrits en début d’année pour le suivre. L’objectif est de leur apprendre à utiliser un appareil et de connaître la base de la technique en manuel. Évidemment, ils ne seront pas photographes du jour au lendemain mais ça leur permet de voir la photographie autrement surtout à cette époque où dégainer son téléphone est bien plus pratique pour eux que d’utiliser un vrai appareil photo. La théorie est importante avant qu’ils n’aillent sur le terrain, où je leur demande de m’expliquer leurs choix de prises de vues.

Jérôme Hadiuk, le traileur fou

Jérôme Hadiuk en session d'entraînement

Dans le cadre de l’accompagnement  de compétences par le cluster Vivalley, basé à l’Arena Stade Couvert Régional de Liévin, nous avons eu le privilège au sein de l’agence de suivre la préparation de Jérôme Hadiuk. Cet homme de 35 ans, sportif confirmé, souhaite réaliser un défi sportif mêlant culture, histoire et performance.

 

Bonjour Jérôme, peux-tu te présenter en nous détaillant  comment tu  as découvert le sport ?

Tout petit, mes parents m’ont mis au sport. J’ai donc fait pendant 7-8 ans du judo. J’ai dû arrêter car j’étais un trop petit gabarit par rapport à ma catégorie d’âge.

J’étais plus souvent au sol que debout sur le tatami (rires). J’ai décidé avec mes parents de faire de la natation pour me développer musculairement (jusqu’en 2003, j’avais alors 18 ans)

De 2003 à 2006, je commençais à travailler malgré tout j’ai continué le sport en tant que sportif loisir.

De 2006 à 2013, j’ai décidé de faire du triathlon parce que j’avais envie de découvrir cette discipline. La nage était mon point fort, le vélo… (hésitation …) une fois que j’ai enlevé les petites cales c’était assez simple pour rouler (rires) mais la course à pied était mon point faible donc j’ai eu des difficultés.

Suite à ça j’ai décidé de me mettre au trail. Ça prenait un peu plus d’ampleur donc j’y suis allé et depuis 2013 je ne suis jamais revenu au triathlon. Je ne fais que cette discipline donc j’ai pris plaisir à courir sur ces trails de courte distance au début…parce qu’un marathon c’était une punition ! Une distance de 110km me paraissait être la lune !

Petit à petit, j’ai pris plaisir car tu cours dans la nature, il n’y a pas cet entraînement “chronomètre” qu’on peut avoir sur un marathon (entraînement très sévère). Il n’y a pas tout ça. Je pense que le groupe avec qui je courais, l’esprit de famille et de compétition (sans se prendre au sérieux) et la nature, tout ce contexte a fait que j’y ai pris vraiment goût. J’ai augmenté mes volumes d’entraînement, de compétition aussi et j’ai vu des copains faire des IronMan ( triathlon très longue distance mêlant natation sur 3,8km, 180 km de cyclisme et 42,195 km de course à pied soit la distance d’un marathon – ndlr)

Une distance de 110km me paraissait être la lune !

Je me suis décidé de m’inscrire sur des trails en suivant les plus anciens. J’ai commencé par des 70km, 100km, 120km, 150km jusqu’à arriver à l’ultime UTNB (Ultra-Trail du Tour du Mont-Blanc) soit 170km: la référence. 

Première inscription, premier tirage au sort et je suis “Finisher” (=participant qui termine l’épreuve -ndlr) 

De là, je me suis mis à le faire pour le loisir, le plaisir et tout doucement ça a payé en restant naturel, la tête sur les épaules, en restant super humble devant tout ce qui peut m’arriver. A présent, je me décide à me lancer un défi sportif : le double TPN.

Peux-tu nous dire combien de temps tu cours au niveau quotidien, hebdomadaire… comment arrives-tu à te préparer?

En fait, la course à pied au début c’était des entraînements classiques le mercredi soir entre copains, des petites sorties de 15-20km, allure tranquillou avec du dénivelé.

Je courais aussi entre midi et 14h j’avais des disponibilités au travail (CHR) donc je courais 10-15km le midi. Je ne cours pas 7 fois semaine, je dois courir peut-être 4 fois semaine mais entre deux, je fais aussi de la natation et du VTT ou vélo de course (on appelle ça des entraînements croisés).

Jérôme Hadiuk et son dossard pour le TPN 2019

On travaille aussi via la préparation de dénivelé, les muscles (les quadriceps, excentriques et tout ça) et une fois sur la  la course à pied, c’est plus simple: on peut se permettre de courir en montée. Au début je trottinais et marchais comme tout le monde, maintenant j’ai plus de facilité à appréhender les pentes.

 

A quel moment as-tu senti de la progression dans cette discipline aussi exigeante que le trail et à quel moment t’es-tu dit que tu étais capable d’enchaîner des distances aussi longues que celles que tu nous a citées ?

C’est bête à dire mais il faut savoir sortir de sa zone de confort. Savoir courir 20km, 30km c’est facile, si on l’a déjà fait on peut le refaire.

Bien sûr il y a des cas particuliers la météo, les blessures. Même si déplacer ses limites, aller en dehors de sa zone de confort c’est aller plus loin.

J’ai fait des courses de 24h ça me paraissait déjà beaucoup. Dans le monde du trail, on affronte des dénivelés, en extérieur on ne se repose pas du tout : l’effort est continu. Après j’ai eu des courses où j’ai fait 50h et donc là on arrive sur une autre dimension et sur ces 50h (exactement 46h au total), j’ai dû dormir une demi-heure.

Et donc on dépasse sa zone de confort, on va plus loin dans l’effort, on va chercher quelque chose plus profondément en nous et ce que nous cherchons: c’est le dépassement de soi.

 

C’est aussi un défi pour nous de retranscrire tout ton parcours à nos lecteurs, du coup, est-ce que tu as un moment fort à nous raconter comme ta meilleure course ?

J’ai commencé par des courses classiques. J’ai démarré en connaissant des difficultés comme tout le monde: je voyais des gens devant moi courir comme des lièvres et moi je n’avançais pas. Le lendemain j’avais des courbatures, moi aussi, j’avais du mal à descendre les escaliers donc je les descendais en marche arrière parce que ça me faisait mal au cul (rires). J’ai commencé par là, j’avais des ampoules aux pieds, des ongles explosés, comme tout le monde. Y’a pas de problème je ne suis pas un extraterrestre et encore j’en suis très loin des vrais extraterrestres que tout le monde peut connaître, les têtes d’affiche, je suis quelqu’un de normal.

Jérôme Hadiuk en selfie

Et donc on dépasse sa zone de confort, on va plus loin dans l’effort, on va chercher quelque chose plus profondément en nous et ce que nous cherchons: c’est le dépassement de soi.

…Donc tu parles de Kilian Jornet par exemple ?

Kilian Jornet, Xavier Thévenard, François Dhaene…bien d’autres. Y’a des gens bien plus forts que moi, ces gens là sur des courses ils sont devant moi. J’ai fait la Bouillonnante il y a un mois, les élites (on les appelle comme ça) sur 75km me mettent 1h d’écart à l’arrivée, ce qui est quand même énorme. Ces gens là sont des extraterrestres! Après je reste humble, bien dans mes baskets, je suis quelqu’un de naturel et abordable. La plus belle course? C’est le Trail des Pyramides Noires. C’est bizarre car en tant que personne normale, tu montes sur un podium devant des amis, de la famille, tu as une reconnaissance que tu n’attendais pas du tout et qu’à la base tu ne voulais pas. Est-ce que les exercices que j’ai pu faire ont payé ? Je pense. Je prends plaisir dans ce que je fais, surtout. Au début c’est compliqué, on va courir parce qu’il fait beau, qu’on a les conditions “sine qua none” pour réussir mais non… courir en hiver quand il neige, quand il pleut, qu’il fait froid c’est bénéfique, car les bienfaits seront visibles, mesurables dans le futur par exemple dans 6 mois, un an etc…

L’année dernière j’ai fini 4ème mais mon objectif premier c’était de franchir la ligne d’arrivée.

Je suis donc remercié, n’étant pas sur le podium je m’en vais. Je prends une bouteille d’eau, je me lave sur le parking comme tout le monde et puis je m’en vais à la kermesse de ma fille (école maternelle) et ça c’est la plus belle récompense qu’on peut avoir. Voir sa fille danser sa petite danse de fin d’année avec sa maîtresse, ses copains et ses copines. J’ai réussi à être présent, l’ultimatum que j’avais: être capable d’être à 14h à la grille, donc j’ai couru et me suis dépêché pour ne pas recevoir “un coup de savate” par ma femme (rires).

 

Quelle est la réelle différence en terme de préparation sur des trails longue distance entre ce que tu réalisais jusqu’à présent et l’apport des entreprises Vivalley pour ce défi?

Vivalley m’a ouvert des portes que jamais je n’aurais pu ouvrir, je pense. Des entreprises à la pointe de la technologie que ce soit au niveau sportif et nutritif, de la récupération, de l’encadrement, de la médiatisation etc. Tous me font de la publicité et jamais je n’aurais pu avoir tout ça… Moi!? Jérôme Hadiuk dans ma petite commune de Méricourt, je travaille au CHR, jamais je n’aurais pensé à ça ! Cela a pris des proportions inimaginables, je suis au téléphone avec vous (l’interview a été réalisé à l’issue dans un intervalle de pause =ndlr), avec des journalistes, c’est hallucinant…

Ça m’a apporté des choses différentes, une préparation différentes. Depuis peu, je fais du gainage, j’ai eu un coach qui m’a vraiment encadré dans le renforcement des différentes musculatures et de la récupération aussi. J’espère que cet accompagnement va m’amener à réussir le défi. Je souhaite passer la ligne d’arrivée et vraiment remercier tout le monde pour l’aide apportée

Jérôme Hadiuk
Parles-nous de Facebook et du choix de ton pseudo (Yatebe Kokhaiou). Quelle est son histoire ?

Ce pseudo est par rapport à mes origines et à mes enfants. Mes filles pour les coucher le soir, jouer un peu avec elles et pour travailler les langues étrangères, on apprenait le mot “Je t’aime” dans toutes les langues donc “Je t’aime”, “Ti amo”, “Te quiero” et “Yatebe Kokhaiou” c’est en ukrainien.

A la base je n’étais pas pour les réseaux sociaux et un moment il faut s’y mettre, car pour communiquer avec la famille c’était plus simple. On a de la famille dans toute la France, à l’étranger et Yatebe Kokhaiou avec mon épouse c’était notre truc à nous deux. J’étais obligé de créer une page de type Sport, pour communiquer avec les copains, donc c’est resté.

D’un côté c’est anonyme et d’un autre c’est aussi une partie de moi, de mes filles qui sont toujours avec moi (émotion) et ma maman parce que t’as qu’une seule maman dans ta vie et tu l’aimes, donc voilà ça représente tout ça pour moi.

Je souhaite passer la ligne d’arrivée et vraiment remercier tout le monde pour l’aide apportée.

Le défi est considéré comme un défi “complètement fou” et tu es décrit comme un petit bout en train, est-ce compatible avec le “dépassement de soi” ?
 

C’est vrai, je suis un petit comique, je rigole tout le temps que ce soit au boulot ou à la maison, je fais passer l’humour pour faire passer les bonnes choses. On n’a qu’une vie, faut en rigoler !

A l’entraînement c’est pareil, je suis le premier à faire des conneries (jeter de l’eau sur l’autre, à tirer le t-shirt, c’est moi, c’est Jérôme (comme la chanson), y’a pas de problème je suis toujours là. Je ne me prends pas la tête, je reste super humble et naturel vous n’imaginez même pas. J’ai des passions dans la vie, j’aime bien le jardinage, aménager ma maison, mon jardin, la pêche, me promener avec mes enfants dans la campagne, ramasser des fleurs, je suis quelqu’un de super accessible. Ce qui m’arrive c’est plus que magnifique, après faut rester les pieds sur terre, je ne quitterais pas mon boulot pour le sport c’est pas possible d’en vivre (à mon niveau). Ce n’est que du plaisir.

Beaucoup de personnes qui sont à l’origine de ça, comme Bertrand Tranchant, coach sportif sur Hénin-Beaumont, qui était avant animateur de centre aéré et qui a connu ma femme et c’est lui qui a monté le club de triathlon sur Hénin, qui m’a accueilli, c’était un peu un exemple. J’étais son petit Jedi et lui mon maître Yoda, c’était ma référence parce que voir ce qu’il faisait (Ironman) c’était hallucinant pour moi, un grand malade (rires). Maintenant l’élève a dépassé le maître, sans vraiment le dépasser car pour moi il restera toujours devant moi, il m’a vu démarrer la course à pied, nous en rigolons encore maintenant. Pareil avec Thierry Baranzelli, à Billy-Montigny, qui m’a vu également démarrer la course à pied. J’ai déjà perdu mes gourdes avant une compétition j’ai couru sans gourde, avec une perruque verte pour me faire remarquer pour ne pas changer.

Pour ce TPN, je prendrais le départ avec Jean et Michaël et d’autres copains du boulot. J’ai hâte de faire les premiers 110km et de revoir tous les copains pour le deuxième 110 à la Chartreuse. Mettre l’ambiance et détendre l’atmosphère car eux auront une grosse pression, la mienne sera un peu déjà tombée. Que l’on soit premier ou dernier on s’en moque, ce qui compte c’est qu’à la fin nous soyons tous heureux de boire un verre ensemble et de partager cette passion en commun. ◼︎

Dorothée Lalisse, l’expertise bien-être

Dorothée Lalisse, gérante du Centre Evaneo

Situé au cœur de Valenciennes le Centre EVANEO est reconnu pour son expertise en rééquilibrage alimentaire, mais surtout pour ses soins experts utilisant la haute technologie. Gestion du stress, du sommeil, perte de poids de 2 à 40kg ou localisée, Dorothée LALISSE et ses expertes accompagnent les sportifs de tous niveaux. Rencontre.

 
Bonjour Dorothée, peux-tu te présenter ?

Je suis diplômée en Sciences de la vie biologie moléculaire en complément j’ai suivi des formations en Luxopuncture, aux nouvelles technologie esthétiques et aromathérapie.

Doublées à la fois de mes expériences personnelles que professionnelles me confèrent une expertise relativement fine des questions d’amincissement, de gestion des addictions, du stress et du sommeil. C’est ce qui m’a convaincu de fonder un centre spécialisé pour accompagner toutes ses problématiques. C’est le point de départ de l’aventure du Centre EVANEO.

 
Le Centre EVANEO accueille quel type de public ?

Au quotidien, avec mon équipe, nous recevons des femmes et des hommes de tout âge. Parmi nos clients, nous comptons bien évidemment des sportifs de tous niveaux. Qu’ils soient professionnels ou amateurs lorsqu’ils poussent la porte du Centre EVANEO, ces sportifs viennent chercher un accompagnement personnalisé, des solutions pour gérer leurs poids ou les amas graisseux localisés, mais également le gestion de stress avant une compétition ou encore des moyens de récupération après l’effort.

 
Dans le cadre de ton activité, as-tu l’occasion de côtoyer et traiter des sportifs ?

Oui j’en rencontre de tout type et de tout niveau. Nous pouvons avoir des gens qui se remettent au sport et qui peuvent avoir besoin d’une aide comme l’amincissement, la gestion des douleurs ou une opération prévue (où nous faisons en sorte que la perte de poids soit effective pour qu’ils puissent se remettre plus efficacement). Ou des sportifs de haut niveau qui ont besoin d’un rééquilibrage parce qu’ils ont accumulé un peu trop de poids et que, malgré le sport, ils ne sont pas capables de le gérer notamment sur des excès de poids locaux ou des amas graisseux.

 

De quelle manière peux-tu accompagner ce public  ?

Notre accompagnement se déroule en plusieurs étapes :

D’abord, la nécessité d’établir un bilan morphologique, nutritionnel et des habitudes quotidiennes. Ce qui nous permet d’adapter nos solutions à l’activité et à l’intensité de la pratique.

Puis, nous définissons un plan coaching personnalisé avec un suivi hebdomadaire, pour être plus précis, nous proposons un rééquilibrage alimentaire associant des compléments naturels et bio.

Ce suivi s’accompagne enfin, de soins de hautes technologies comme la cryolipolyse, la sudation, la luxopuncture ou l’experte 4 en 1.

Dorothée LALISSE (centre Evanéo)
Dorothée en séance avec une cliente confiante

“À la fin du coaching, nous nous retrouvons avec des gens qui sont capables de faire le marathon”

 
Nous constatons un véritable engouement pour des centres de bien-être et les coachs sportifs, Le Centre EVANEO propose-t’il les mêmes prestations ?

Absolument pas ! Nous sommes le seul centre à proposer des soins experts de hautes technologies permettant de remodeler son corps selon les attentes de chacune et chacun De plus, notre expertise en rééquilibrage alimentaire assure à nos clients des résultats durables puisque nous utilisons uniquement des méthodes et des produits naturels. Au-delà de l’aspect physique, le Centre EVANEO apporte aussi des solutions de relaxation, de gestion du stress et du sommeil notamment par la luminothérapie.

Notre coaching et nos soins ont permis à un ancien marathonien semi pro ayant connu une prise de poids importante ( 35 kg ) suite à un arrêt brutale de son activité sportive à participer à l’édition 2019 du Marathon de Paris.

 
Penses-tu Dorothée que nos deux activités en l’occurrence l’analyse vidéo et l’expertise nutritionnel peuvent être complémentaire ?

Nous avons en commun le bien-être et la sérénité des sportifs. Par vos analyses vous contribuez à améliorer sans cesse leurs performances et par mes “coaching” je les oriente, les conseille et les accompagne dans la maîtrise de leur hygiène de vie.

 
Au-delà de cette interview Dorothée, comment pourrions-nous poursuivre cette collaboration ?

Les techniques dont je vous ai parlé auparavant peuvent paraître abstraites. C’est pourquoi nous pourrions donner une visibilité pour plus de concret de nos activités professionnelles. Pourquoi ne pas proposer à l’une ou à l’un de vos sportifs une séance découverte au Centre EVANEO, que vous pourrez filmer pour une meilleur compréhension de nos activités respectives ?

 
Un dernier mot pour la M | CSF ?

Vos activités d’analyste vidéo et de votre soutien au développement des structures sportives sont particulièrement pertinentes à l’heure où l’on constate la diminution de leurs aides publiques impactant considérablement leur expansion. Votre rôle prend alors tout son sens puisque grâce à la communication, vous les aiderez à gagner en visibilité pour ainsi sensibiliser de nouveaux sponsors et pourquoi pas penser à un nouveau modèle économique.

En conclusion, je souhaiterais saluer votre combativité pour mettre le sport, les sportifs et les bénévoles à l’honneur.

Mathieu Defontaine, recordman de l’heure

Mathieu Defontaine prenant la pose avec le sourire

L’homme aux multiples facettes, Mathieu Defontaine est à la fois un passionné, un athlète accompli et un chef d’entreprise qui a créé M Datas Performance. Il aime relever des challenges et repousser ses limites. Il est reconnu pour la qualité de son travail d’équipe et s’est prêté au jeu des questions-réponses de la M | Consulting Sports Formation.

 

Est-ce que tu peux te présenter à nos internautes sur ton parcours de sportif ? 

J’étais jusqu’en juin dernier coureur cycliste de haut niveau. J’ai terminé ma carrière le 12 Juin 2018 en décrochant le record de l’heure des Hauts de France, qui était jusqu’alors l’un de plus vieux record français car il datait de 1968. Je suis également analyste de performance et j’intègrerai à partir de juin prochain le staff de l’USAP de Perpignan (rugby). Cela fait 10 ans maintenant que je travaille dans l’optimisation des performances sportives. J’ai eu la chance de travailler dans des disciplines comme le vélo, le patinage, le pilotage automobile, la boxe, la gym ou le base-ball.

 

Recordman de l’heure en Hauts de France, qu’est-ce qui t’a poussé à réaliser ce défi ?

Le record de l’heure a toujours été pour moi un rêve de gosse ! Pouvoir le tenter était déjà un rêve en soi, alors le battre fut une véritable satisfaction ! J’avais en tête cette tentative depuis très longtemps et j’étais à une période de ma vie où je pouvais le tenter dans des conditions optimales. Je me suis entouré d’un staff de fidèles, avec qui j’avais déjà eu la chance de travailler en tant que sportif mais aussi en tant qu’analyste.

 

Peux-tu nous présenter ton activité ?

Mon activité est l’analyse de données sportives. C’est à dire que je récupère les données issues de différents capteurs (fréquence cardiaque, GPS, vidéo, puissance, etc.), je les analyse puis les interprète pour leur donner du sens sur le terrain et permettre aux sportifs d’optimiser leur performance.

Mathieu Defontaine, sur la piste d'un vélodrome pour battre le record de l'heure des Hauts de France

« Il va de soi que la notion de formation continue doit nous accompagner tout au long de notre carrière. »

 
Qu’est-ce qui prévaut dans l’accompagnement de l’athlète dans la performance ?

A mon sens, c’est la connaissance du profil de l’athlète. Il faut rapidement cerner ses points forts et ses points faibles. On peut facilement y arriver grâce au monitoring de ses séances et à l’analyse des données. Construire autour de l’athlète un « parcours de la performance » est nécessaire, il s’agit de constituer d’experts dans leur domaine. Un autre élément important dans son accompagnement est l’axe prévention des blessures car avant toute performance, il convient d’avoir un athlète en pleine possession de ses moyens.

 
As-tu travaillé avec des analystes vidéo ? Quel a été ton retour d’expérience ?

J’ai toujours travaillé avec des analystes vidéo ! Que se soit en tant que sportif ou en tant que membre d’un staff technique. Lors de ma tentative de record de l’heure, j’ai utilisé l’analyse vidéo pour optimiser ma position et vérifier que cette dernière me permettait de tirer le maximum de mon potentiel physique. En tant qu’analyste de performance, les analystes vidéo complémentent notre travaille en fournissant un feed-back visuel. On arrive également à intégrer de la data sur les images pour rendre beaucoup plus dynamique les produits d’analyses.

 
Quels sont tes futurs projets ?

Mes futurs projets concernent l’USAP, club de rugby catalan à Perpignan. En effet, j’ai pour mission avec le staff de faire passer le club dans l’ère 3.0 de la préparation physique. J’ai la chance d’être entouré de coachs de très haut niveau avec une vision novatrice du rugby. Ces trois prochaines années risquent d’être passionnantes 

Maxime Delahaye, préparateur physique

Maxime Delahaye et Camille Lewandoski prenant la pause.

Humble et modeste, Maxime Delahaye sillonne la France et l’étranger tout en exerçant sa passion. Préparateur physique au carnet bien fourni, Maxime travaille avec bon nombre de sportifs notamment des adeptes du ballon rond évoluant en Ligue 1, Ligue 2, National mais aussi dans des championnats étrangers. L’équipe M Consulting Sports Formation a interviewé un homme nous exposant de manière très simple sa réussite professionnelle.


Pour commencer Maxime, peux-tu te présenter ? Quelles sont tes formations et tes expériences ?

Maxime Delahaye, 31 ans, je suis préparateur physique pour des individuels et des clubs de haut niveau. Je m’occupe de sportifs qui souhaitent se préparer physiquement de façon individuelle (sur-mesure) en complément de leur club au cours de la saison ou pendant les trêves hivernales et estivales.

Niveau études, j’ai étudié à Liévin et obtenu une licence d’entrainement sportif ainsi qu’un master prévention rééducation santé spécificité réathlétisation post-blessure. Par la suite, je suis allé à Dijon au centre d’expertise de la performance (cometti) pour réaliser un diplôme universitaire de préparation physique. Mon sport de prédilection est le handball et je possède aussi un brevet d’état premier degré dans cette discipline. Pour ce qui est de mes expériences professionnelles, j’ai commencé comme coach à domicile durant trois années. Auto-entrepreneur pour tous – coaching sportif – tout en alliant ma carrière de handball à côté. Ensuite, j’ai fait éducateur sportif au service des sports de la Mairie d’Arras. Aujourd’hui, je suis auto-entrepreneur – Max2perf – dans le domaine spécifique de la préparation physique. J’ai toujours voulu travailler dans le milieu professionnel et j’ai eu la chance d’avoir été contacté par des agents sportifs qui géraient des joueurs de football. Les résultats ont été plus que positifs et des portes se sont ouverts par le bouche à oreille. J’entraîne désormais des footballeurs professionnels mais aussi des basketteurs, handballeurs, rugbymans, athlètes etc.

Affiche de Maxime Delahaye, préparateur physique

“Les états de formes sont jugés en fonction des séquences de vidéo que j’observe.”

 
As-tu déjà utilisé la vidéo dans ton travail ?

Ce que j’aime beaucoup faire, c’est filmer les séances. Donc filmer mais principalement des exercices, des petites séquences de travail. Ces séquences me permettent d’avoir un regard pointilleux sur les progrès au cours des semaines. J’ai beaucoup de joueurs avec lesquels je travaille à distance. Etats-Unis, Mexique, Turquie aussi. On fait des séances avec visioconférence ou j’utilise WhatsApp et Messenger. Pour le travail à distance, toute la séance est détaillée au maximum et ensuite on échange afin de voir les détails ensemble. Les états de formes sont jugés en fonction des séquences de vidéo que j’observe. Par la suite, j’ajuste l’intensité et la charge de travail. Côté très intéressant de la vidéo.

 
Les athlètes que tu prépares utilisent-ils au quotidien la vidéo pour leur performance ? Est-ce que la vidéo est aussi utilisée lors des périodes de blessure ?

En ce qui concerne les joueurs professionnels principalement dans le football, le handball et le basket, ils ont énormément de séquençage vidéo au quotidien avec leur club à la différence des amateurs. Ce sont plus des vidéos basées sur la tactique que la partie individuelle. Mon travail est de bonifier la partie individuelle. J’aime bien travailler cet aspect afin de faire progresser l’athlète de manière individuelle. – Oui, même système. Quand il y a une blessure, il y a un suivi qui est mis en place. C’est un travail complémentaire qui est réalisé mais je ne remplace pas un kinésithérapeute. C’est vraiment un travail de réathlétisation de complément. Ce travail, je peux aussi le réaliser à distance et je suis encore plus vigilant sur les pieds, les impacts, les appuis, les postures etc. pour qu’il y est un risque infime de blessure derrière.

 
Comment gères-tu ta propre communication ?

Je suis sur les réseaux sociaux et professionnels : Facebook, Twitter, Instagram, WhatsApp et récemment LinkedIn. Pour l’instant, je gère ma communication. Je passe par des contacts pour élaborer tout ce qui est visuels mais pour les publications je fais tout moi-même.

 
Pour conclure, les phrases clés qui te permettent d’avancer ?

« Quand on veut on peut » et « la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt ». « Quand travail et plaisir sont mixés ensemble, on est épanoui … que demander de plus ». Maxime un préparateur physique dévoué dont le travail porte ses fruits.

Olivier Raynal, la passion du golf

Olivier Raynal, pro du golf

Après Manon Le Bihan, handballeuse au HBCSA, c’est au tour d’Olivier Raynal de se prêter au jeu de l’interview ! Nous restons dans la lignée de l’évènement majeur qui a eu lieu dernièrement en France, la Ryder Cup. Nous en avons donc profité pour aller à la rencontre d’un professionnel de la petite balle blanche :

 
“Bonjour Olivier, peux-tu te présenter auprès de nos lecteurs ?

52 ans, coach de golf depuis 1989. Actuellement, j’ai plusieurs postes et missions :

– Pro au golf de Chamonix (74) et Maison Blanche (01) ;
– Head coach de l’Académie Juniors du golf de Maison Blanche ;
– Entraîneur de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes ;
– Formateur pour la FFGolf pour les diplômes du BPJEPS et DEJEPS ; Formateur pour les Animateurs Bénévoles de Club (Ligue AURA).

 

Comment es-tu devenu professeur de golf ?

Le sport a toujours été pour moi « ma vie » notamment le handball durant plus de quinze ans. Le survêtement était ma deuxième peau et le gymnase ma seconde maison. A l’époque, le professionnalisme n’existait pas vraiment en France, et je voulais faire carrière dans le sport, autant en tant que pratiquant qu’en tant que coach. J’ai découvert le golf parce que ma petite amie à cette époque y jouait ainsi que ses parents. Cela ne m’attirait pas du tout au départ. Et puis une fois, je me suis lancé dedans et je me suis fait happer pour ne pas dire que je suis devenu obsédé de ce sport. Je suis rapidement passé professionnel (2 ans) et depuis je suis toujours autant boulimique et passionné. J’ai passé tous les diplômes de la profession et d’autres à coté tellement ma soif d’apprendre est toujours aussi grande.

 
Est-ce que le golf est une discipline abordable ? L’image collective ne lui fait pas forcément une bonne publicité malgré une campagne de démocratisation.

Oui ça l’est maintenant dans des proportions qui n’ont plus rien à voir avec le temps de mes débuts. Cependant, son image a beaucoup de mal à bouger dans le bon sens. Pour les non initiés, ils le pensent comme étant un sport de riche mais ils se trompent lourdement. On ne peut pas leur en vouloir de penser ainsi car la communication dans les médias est inexistante dans ce sens. On peut juste leur en vouloir de ne pas faire le pas d’aller essayer lors de journées portes ouvertes et de se rendre compte par eux-mêmes. Les budgets sont largement abordables. En simplifiant, on peut jouer au golf une année entière pour un budget de 10 à 15 jours de vacances au ski.

 

Olivier Raynal, pro du golf
Olivier Raynal, tout sourire sur le parcours

” La vidéo: c’est de l’image! Et elle est parfois plus parlante que de longs discours…”

Parmi tes méthodes d’apprentissages, utilises-tu personnellement la vidéo auprès de tes élèves ? Comment as-tu optimisé cet outil ?

Oui j’utilise beaucoup la vidéo dans mon enseignement, la photo aussi. La vidéo: c’est de l’image, et elle est parfois plus parlante que de longs discours, surtout pour les personnes qui sont « visuels ». Cet outil est à double tranchant, car il peut faire beaucoup de bien et parfois tout son contraire, donc il faut l’utiliser avec beaucoup d’expérience. Le golf est un sport ou le mouvement démarre d’une position statique, et le joueur déclenche quand il veut son geste, ce qui lui laisse donc le temps de penser. Le mouvement lui dure moins de deux secondes, alors faire trop « conscientiser » le geste à un élève peut avoir des effets néfastes. La vidéo me sert pour les « archives » aussi.

Quand un élève engage un travail sur le geste, revoir les vidéos du début de son travail et où il en est permet de mesurer les progrès, surtout quand il est dans le dur ; ce qui est sûr c’est que je me sers que de la « positividéo ». J’utilise une application ou tout est stocké et j’envoie des analyses vidéo commentées à mes joueurs quand je juge cela nécessaire. 

 

Ont eu lieu en France deux événements médiatiques : Qu’est-ce que L’Evian Masters et La Ryder Cup ? Qu’apportent au niveau visibilité grand public ces tournois majeurs du Golf ?

Ce sont en effet deux évènements majeurs, la Ryder Cup encore plus que Evian, cela tient dans le fait que Evian est un tournoi individuel féminin et que la Ryder est un match en équipe qui voit s’affronter les meilleurs joueurs masculins des deux grands continents (EUROPE vs USA). En golf aussi les « féminines » ont moins de portées médiatiques que les hommes. Le problème est que même si les gens entendent parler du golf à travers ces évènements, ils devront faire la démarche d’aller dans un golf pour prendre les clubs et essayer ; Ces structures ne sont pas toujours très « accessibles » en temps, en tout cas bien moins que d’autres terrains de sport. Ensuite, il est toujours important d’avoir des stars dans un sport, des équipes qui gagnent pour permettent aux gens de s’identifier, au jeunes aussi surtout. La Ryder Cup, c’est près d’un milliard de téléspectateurs, et ils ne sont pas un milliard à jouer, tout comme la coupe du monde et les JO, ils regardent mais ne pratiquent pas forcément. Pour être fan d’un sport sans le pratiquer, il faut pouvoir « vibrer », et pour cela il faut le voir à la TV, ce qui n’est pas le cas (à part les chaines spécialisées). Recevoir en France un tel évènement planétaire c’est génial mais je ne suis pas sur de son impact sur le développement du golf au niveau national.

 
Une petite conclusion?

Croyez-moi, le golf est un sport, et un sport génial. Il peut être joué par les personnes de tout âge et de toutes conditions physiques. Pour les plus « sédentaires », ils profiteront de la nature et le joueront à leur niveau tout en se faisant plaisir. Pour les plus sportifs, il devient un challenge permanent contre soi-même avant que de l’être contre les autres. Une belle école de formation, comme tous les sports d’ailleurs.

Manon Le Bihan, notre première ambassadrice

Manon Le Bihan, joueuse de handball professionnelle
Manon Le Bihan, joueuse de handball professionnelle

[Août 2018] 

 

M | CSF est allée à la rencontre de Manon Le Bihan, joueuse professionnelle de Handball au sein du club de Saint-Amand-les Eaux dans le Valenciennois. Nous en avons profité pour lui poser quelques questions:  sur son parcours, son point de vue sur la vidéo dans le sport, notamment dans son domaine de prédilection : le handball.

 

Bonjour, Manon, peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Bonjour, je m’appelle Manon Le Bihan. Je joue au handball en première division depuis l’âge de 18 ans. Actuellement, j’évolue à Saint-Amand-les-Eaux, club qui vient tout juste d’être promu en première division en Ligue Féminine de Handball pour la saison 2018-2019. Il s’agit du plus haut-niveau atteint par le club, une première historique.

 

As-tu déjà eu recours à la vidéo durant ta carrière de joueuse ?

A 18 ans, j’ai commencé à Toulon Saint Sir Var Handball pendant deux années. Nous n’avons pas utilisé de vidéo parce que l’entraîneur n’était pas un adepte de cette pratique. Aucune notion d’analyse vidéo dans ce club. Par la suite, j’ai évolué à Brest ou là j’ai connu la vidéo. Notre coach nous faisait des analyses aussi bien collectives qu’individuelles. Dans mes autres clubs, la vidéo a toujours été présente et jusqu’ici elle m’a beaucoup apporté.

 

Penses-tu que la vidéo est utile voir indispensable pour un sportif de haut niveau ?

Je pense qu’elle est indispensable parce que ça permet de visualiser énormément de choses. Tout d’abord de bien analyser l’adversaire que l’on rencontre les jours de compétition. C’est aussi très intéressant de faire de l’analyse sur soi-même, c’est-à-dire de regarder comment on évolue sur le terrain. Cela peut aussi très bien se mettre en place lors des séances d’entraînements quand on travaille par exemple sur la technicité du geste, du tir ou encore lors des duels dans le jeu.

 

Manon Le Bihan, sautant au dessus de la zone avec un ballon
Manon Le Bihan lors d'une rencontre de début de saison (photo by #manon_le_bihan)

“Se voir jouer, pour moi, c’est indispensable.”

 
L’analyse vidéo te sert dans ton évolution personnelle mais aussi de manière collective. Comment l’utilises-tu ?

Dans un premier temps, j’utilise la vidéo afin d’analyser au maximum l’adversaire puisque c’est très important de bien connaître son vis-à-vis et surtout de comprendre la stratégie de jeu qui est mise en place. Ensuite, c’est tout aussi intéressant de voir sa propre prestation pour gommer ses défauts afin de s’améliorer pour que ce soit bénéfique par la suite au collectif.

 

Conseillerais-tu cet outil à d’autres sportifs de haut niveau / entraîneurs ?

Oui, complètement, je pense que c’est vraiment très intéressant. On tend vers un axe de progression puisque l’on voit tout. Se voir jouer, pour ma part, c’est indispensable. J’en profite pour dire que je souhaite vraiment que le projet M | Consulting Sports Formation réussisse. J’ai la chance de côtoyer Marc au club de Saint Amand et le travail qu’il réalise est impressionnant et très précis. Ces analyses sont très complètes.

Défiler vers le haut